L’histoire — Jardin Majorelle
Le Jardin Majorelle n’est pas un simple espace vert du quartier de Guéliz : c’est un tableau vivant composé pendant quarante ans. Le peintre Jacques Majorelle, fils du célèbre ébéniste Art nouveau nancéien Louis Majorelle, arrive à Marrakech en 1917 en quête de lumière et de chaleur ; il tombe sous le charme de la ville et décide d’y rester.
En 1923, il achète un terrain en bordure de la palmeraie et y plante des espèces rapportées de ses voyages : cactus des Amériques, bambous d’Asie, palmiers, nénuphars et plantes odorantes. En 1931, l’architecte Paul Sinoir lui construit un atelier de style moderniste, que Majorelle peint d’un bleu de cobalt intense, connu depuis dans le monde entier sous le nom de « bleu Majorelle ».
Majorelle ouvre son jardin au public en 1947, mais son entretien lui coûte cher et, après sa mort en 1962, le lieu tombe dans l’oubli. En 1980, Yves Saint Laurent et Pierre Bergé le découvrent, menacé par un projet hôtelier : ils l’achètent, le restaurent et s’installent dans la villa voisine, la Villa Oasis.
Le jardin abrite aujourd’hui près de trois cents espèces végétales, des allées ombragées, des bassins où scintillent les poissons et des jarres peintes de jaune, de vert et de bleu. Dans un coin paisible se dresse un mémorial à Yves Saint Laurent, dont les cendres ont été dispersées dans la roseraie en 2008.
L’ancien atelier accueille désormais le musée Pierre Bergé des arts berbères, et le site est géré par la Fondation Jardin Majorelle, fondation à but non lucratif qui réinvestit ses revenus dans des projets culturels, éducatifs et sociaux au Maroc. C’est la première étape de toute découverte des musées de Marrakech et l’un des plus beaux lieux culturels du Maroc.
À ne pas manquer
- La villa bleue et l’atelier de Jacques Majorelle (1931)
- Le jardin de cactus et ses formes rares
- Le mémorial Yves Saint Laurent
- Le musée Pierre Bergé des arts berbères, au cœur du jardin
Photos
Certaines photos sont illustratives.